En partenariat avec le Labex Arts-H2H
 
Salon DIONYS'HUM
Valorisation de la recherche en sciences humaines et sociales

Expositions photos

Deux expositions de photographies seront dédiées à l’encrage des identités et de la mémoire aux territoires. Tous les jours, de 9h à 17h.

CHANSON KABYLE EN FRANCE ET MÉMOIRE DE L’IMMIGRATION, 
1930 - 1974
Ouahmi Ould Braham  (Paris 8)
Partenaire : Association Génériques

Exposition sur l’histoire musicale kabyle. Découvrez des films et clips musicaux des années 1960.
À partir de 7 ans

L’exposition reprend en partie celle qui eut lieu en 2010 à la CNHI (Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Palais de la Porte Dorée, Paris 12e) : « Un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France ». Elle retrace l’histoire de l’immigration berbère dans le territoire de la Seine-Saint-Denis, en insistant particulièrement sur la chanson kabyle et son évolution au cours de cette immigration. Le passé musical est revisité à travers des panneaux photographiques représentant les artistes, ou acteurs culturels, qui ont le plus marqué leur époque. Des objets, comme un appareil scopitone (jukebox des années 1960-1970 permettant la lecture de clips vidéos musicaux) ou des pochettes de disques, seront des témoins de ces moments de l’histoire locale. 
L’exposition est associée à un concert/débat qui aura lieu le 16 avril, de 18h00 à 20h00 (amphithéâtre). Un artiste interprétera en live quelques chansons populaires du répertoire kabyle.

SCÉNOGRAPHIE DES LIEUX EXTRÊMES EN SEINE-SAINT-DENIS
[Essai d’une culture matérielle de la déportation]
Guylaine Dartevelle (CNRS, MSH Paris Nord)avec Sylvaine Conord & Sandrine Hildéral

Le projet de « Scénographie lieux extrêmes en Seine Saint-Denis » cherche à montrer l’articulation de la matérialité de la déportation en France (vers les camps de la mort) à travers l’action du régime de Vichy dans « le triangle de la déportation » : Drancy, le Bourget, Bobigny.
À partir de 10 ans

Cette recherche dans ces lieux « horrifiques », où toute tentative de narrativité stratigraphique est obligée de recomposer avec une mémoire invisible, absentée et insaisissable, nous a incités au dialogue des cultures et des disciplines. Nous avons approché un nouveau discours qui associe des formes, objets, unités architecturales infimes et infirmes de sens. Nous avons opéré un travail en « négatif » ; une identification des strates, en se fondant sur des enquêtes de terrain (photos et films) dans des lieux « symboles » de la collaboration en France : la gare de déportation de Bobigny, les deux gares de déportation du Bourget, le site du camp d’internement de Drancy.

En considérant que « les vestiges archéologiques […] ne sont pas les témoins de l’histoire du passé, [mais] au contraire les signes de l’existence d’une mémoire active du passé » (Laurent Olivier), ces recherches « stratigraphiques » (« archive du sol »), ont permis d’approcher et de croiser la réalité historique à l’épreuve de la réalité du terrain sous l’angle d’une matérialité liée à la « microstoria » (Ginzburg) (indices, reliquats, marques, palimpsestes, aporie, disparition et effacement des traces).

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